19 novembre 2010
La semaine passée, les élus du personnel du bassin brestois de Pôle Emploi ont adressé une lettre de revendications à la direction territoriale. Le courrier, assorti d'un ultimatum, est resté sans effet. «Nous n'avons pas eu de réponse. C'est un mépris des agents en situation de souffrance», analyse Rémy Laurans, délégué syndical Snu-FSU. Les 70 salariés réunis en assemblée générale sur le site de Brest-Kergaradec, hier, ont décidé de mettre en pratique leurs revendications à partir de la semaine prochaine.
« Faire correctement notre métier»
«Nous allons respecter l'éthique et la déontologie de notre métier. Nous allons recevoir les gens en entretien, au bureau. Pas en entretien téléphonique ou en information collective. Nous allons respecter le demandeur d'emploi en lui accordant le temps auquel il a droit. Un collègue a calculé qu'il consacrait en moyenne 2 minutes et 57secondes par mois, par demandeur d'emploi. Si la direction veut que nous recevions tout le monde, elle embauchera du personnel supplémentaire en contrat à durée déterminée ou elle accordera des plages de réception supplémentaires». Les agents de Pôle Emploi réclament des conditions de travail qui ne les mettent pas en danger face à des demandeurs d'emploi reçus à la sauvette et, de fait, parfois agressifs. «Brest-Iroise affiche un taux d'arrêts maladie de 23%». Une pause de dix minutes par demi-journée de travail sera prise par les personnes à la réception du public. Un accueil avec des files identifiées (d'un côté, «emploi-formation»; de l'autre, «indemnisation») sera, également, mis en place. «Nous allons faire correctement notre métier. Chaque salarié au bord de la rupture exercera son droit de retrait». Des agents de Morlaix et de Carhaix ont également pris part à cette assemblée générale qui réunissait des personnels de toutes les agences Pôle Emploi de Brest. «Nous attendons maintenant une réaction de la direction territoriale».
16 mai 2012 à 14h44
16 mai 2012 à 11h33
16 mai 2012 à 10h42