28 novembre 2010 - 1 réactions
Tout le monde vous le dira: en cas de neige, il est prudent de porter des vêtements visibles de loin. Dans le Ch'Nord, cette règle est sue et connue de tous et, dès les premiers flocons, Biloute et Bilette se vêtent de jaune fluo, de vert flashy et de bleu pétant. Bien sûr, ce principe rigide comme un terril sous la neige s'applique également aux clubs de foot qui n'hésitent pas à troquer les couleurs qu'ils ont dans le coeur contre des jerseys aux normes, qui défient les règles de bon goût au profit de la sécurité la plus élémentaire. C'est ainsi que les flamboyances sang et or qui ornent d'habitude le légendaire tricot lensois s'est mué en un truc discutable mais paré de bandes roses qu'un navire en perdition dans le rail d'Ouessant pourrait apercevoir de là-bas. Moche mais pratique donc, alors que les Zefs, peu habitués aux turpitudes du blizzard et des flocons ont endossé leur maillot couleur neige. Les sots.
Pousse baballe
Pour autant, le manteau blanc de l'hiver n'est pas et n'a jamais été le meilleur allié des footballeurs pétillants qui préfèrent champagne et petits fours au picon-bière hareng fumé. Il suffit de regarder d'un air distrait la pantalonnade de la première mi-temps pour se convaincre que, décidément, les matchs d'été sont plus séduisants que les luttes d'hiver où le ballon roule de façon aléatoire. Même colorée orange, ce qui fait revivre certains exploits épiques de coupe d'Europe aux cheveux longs, la baballe se pousse plus qu'elle ne se triture et se balance plus qu'elle ne se mesure. À ce petit jeu idiot, Lensois et Brestois font ce qu'ils peuvent, à savoir pas grand-chose. À la mi-temps, l'arbitre prend sans doute la meilleure décision qu'il soit: arrêter les glissades et les approximations. Dans le stade, cette annonce est accueillie dans les sifflets véhéments des plus fondus qui voudraient bien faire connaître quelques outrages de nature sexuelle à la Ligue tout entière. Rien que ça.
La mauvaise réputation
Parmi les plus déçus, les Lensois, parqués sous les nues en colère, peinent à quitter le stade et mettent une méchante baffe à leur réputation de public chaud et accueillant, en déversant leur amertume en longues goulées injurieuses contre ce qu'ils peuvent et donc contre le ciel d'hiver. Pas vraiment terrible, lorsque le speaker annonce que la décision a été prise conjointement entre arbitre et joueurs craignant pour leur sécurité physique. En temps de neige, on en revient souvent à la même problématique. Pourront-ils se détendre aujourd'hui, à 15h, en cas d'amélioration du contexte? Le ciel, seul, le sait.
16 mai 2012 à 14h44
16 mai 2012 à 11h33
16 mai 2012 à 10h42