8 septembre 2010
Dimanche, les Ploudiriens et tous les fidèles de Saint-Antoine ontcélébré l'ermite ou le mendiant, sous le soleil de l'été indien, dans les traditions les plus pures. Le recours au saint, de Padoue oudu Désert, a été longtemps très vivant dans les environs de la chapelle et même au-delà. En 1903, le curé de la paroisse écrivait que les pèlerins venaient même de Plougastel avec des offrandes et autres «charcutailles» en échange de la protection que le saint apportait à leurs cochons. Dans la continuité du geste, à l'issue de la cérémonie vespérale, chaque année, les andouilles sont vendues aux enchères au profit de la chapelle. La procession à la fontaine terminée, Robert Tanguy, leprésident de l'association desauvegarde de l'édifice troque sonchapeau de maître de cérémonie contre la casquette de commissaire-priseur.
Dans le plus grand secret
Avec une verve digne desmeilleurs camelots, Robert vend ses andouilles confectionnées, dans le plus grand secret, bien rondes cette année, ainsi que le lard cru ou cuit. Cette fois-ci encore, tout le stock a trouvé preneur, à des prix dépassant allègrement les 35EUR. La recette servira probablement à la restauration de la poutre maîtresse de la chapelle.
25 avril 2012