20 septembre 2009
L'art du «bien pinsé» est la substance même de Rénato de la Verga, retraité, heureux traité par le sort, indissociable de l'Aber-Wrac'h où sa famille est installée depuis des générations. Ses créations sont un peu comme la ligne d'horizon pour un marin, sans cesse en quête de l'atteindre, toujours fuyante dès qu'il s'en approche: une vision concrète de l'infini, en quelque sorte.
Le «Glinglin d'or»
Ceux qui s'y intéressent pensent qu'il a trouvé ses limites: que nenni! Son cerveau, ou plutôt son esprit, trouve toujours quelque chose de nouveau, une astuce. Cet «humourtel» des idées a plus qu'un sourire, un «surrire»! Comment définir son art? Du «Tu vas rire, je te trompe» du petit éléphant, rose bien entendu, au «Baiser baveux» des escargots en couple (tiens?), du «Panier de crabes», des pinces (pinses?) dans un panier, à «Mes deux seins sans frontière», difficile de préciser sans figer. Premier honoré du «Glinglin d'or» il y a deux ans, par Perceval Petit Bras, alias Paul Savary, son initiateur, il est fier de cette distinction, la seule, attribuée exceptionnellement à des pratiquants de l'humour. L'artiste expose dans son grenier derrière l'Escale à l'Aber-Wrac'h chaque dimanche après-midi. Une visite bien savoureuse quand le maître des lieux sert de guide. Ses oeuvres sont également présentes en divers endroits de la commune. Une bonne bouffée d'oxygène quotidienne pour les habitants qui les ont naturellement adoptées.

Sauvetage en mer. Une vingtaine de bateaux se mouillent